ALICE

PROCHAINE DATE :

10 FÉVRIER 2017

à Rognes

Affiche ALICE abalone-theatre

 

L’ Envie

Ce projet est né du désir d’écrire sur Alice, ce personnage dont l’esprit vagabonde dans un monde sans queue ni tête, nous a attiré par son audace et son sens de l’amusement. Les personnages qu’elle rencontre, tous aussi bizarres et capricieux nous captivent et nous surprennent. Le spectateur se promène dans l’esprit d’Alice. Qui d’Alice ou des personnages qu’elle croise décident de ses pensées ? Son imaginaire s’impose à elle et le spectateur se demande alors qui est maître des chemins qu’elle emprunte.

Après le succès de « L’Incroyable Univers de M. Dahl », dont les héros évoluent à travers les pages des livres de Roald Dahl, il nous semblait également intéressant de travailler à dépoussiérer une héroïne féminine. On connaît tous l’image d’Alice, jeune fille de bonne famille bien sage dans sa robe bleue, dont la blondeur n’a d’égale que sa candeur. Et si Alice se débarrassait de son tablier ? Nous nous sommes donc attelés à démonter ce stéréotype pour découvrir une jeune fille en pleine évolution qui veut sortir de ses carcans.

Notre choix a été fortement influencé par l’envie de travailler une fois de plus sur l’importance de l’imaginaire : Comment la fantaisie permet d’évoluer dans la réalité, de s’évader au quotidien et de s’en sortir ; mais aussi comment elle peut devenir une pente dangereuse, offerte au refus de la réalité. Le scénario du roman original, nous permet également de traiter le « sujet énigmatique », car c’est bien là le secret qui touche au réseau le plus intime de notre condition d’être : le symbolique, l’imaginaire et le réel.

« Elle essaya d’imaginer à quoi ressemble la flamme d’une bougie après qu’on l’a soufflée. » 

Enfin, nous nous sommes intéressés à suivre la quête d’Alice dans ses questionnements d’enfant : comprendre comment et pourquoi on change, comment on grandit sans s’en apercevoir, quel chemins doit-on prendre, quels risques prend-t-on à basculer dans la folie ?

« Et la morale de ceci, c’est : Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu’il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n’étiez avant d’être devenue ce que vous êtes. »

 

photo Alice 1

 

L’ Histoire 

L’histoire, adaptée du célèbre conte d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, est traitée ici comme une déambulation dans les délires d’Alice. Après une course poursuite avec le Lapin Blanc, Alice fait une chute vertigineuse dans son terrier. Elle se retrouve alors au carrefour de ses idées, dans une pièce où tout est sans dessus-dessous. D’un guéridon à l’envers, tombe une fine neige de papier… Alice reçoit une invitation de la Reine à jouer au croquet. Elle n’aspire plus désormais qu’à se rendre à cette partie de croquet dans les jardins de la Reine. Commence alors son voyage, fantastique et bizarre. On y retrouve les personnages clownesques des animaux (le Lapin Blanc, le Lièvre de Mars, la Chenille et le Chat…), le Chapelier Fou et la Reine de Cœur qui passe son temps à vouloir couper des têtes.

Dans cette folle aventure, se mêlent illusion et imaginaire. Alice grandit et rapetisse, les animaux apparaissent et s’évanouissent sans raison. Des créatures saugrenues ergotent en permanence, rendant chèvre la pauvre Alice qui poursuit malgré tout le but qu’elle s’est fixé : atteindre les jolis jardins de la Reine. Mais quelles surprises l’attendent au bout de ce voyage ?

Redécouvrir le texte original de Lewis Carroll a été pour nous une expérience enrichissante. Construit avec une écriture très singulière, déroutante pour le lecteur, ce texte est truffé de bons mots, est basé sur le non-sens. Son adaptation au théâtre permet une grande liberté et nous a donné envie de mettre l’accent sur l’humour des situations initiées par l’auteur.

 

 

 

« Mais je n’ai nulle envie d’aller chez les fous », fit remarquer Alice.


« Oh ! Vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat : Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle. »


« Comment savez-vous que je suis folle ? » demanda Alice.


« Il faut croire que vous l’êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici. »

 

« Les deux Alice ne sont pas des livres pour enfants mais plutôt les seuls livres pour lesquels nous redevenons enfants »

Virginia Woolf
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Photo Alice 2

La Forme

Ce spectacle prend avant tout la forme d’un tableau coloré. Des teintes tranchées font vivre les personnages dans des costumes hauts en couleur. Inspirés notamment par les nuances des vitraux d’églises, par l’œuvre de Niki de Saint Phalle et les costumes aux couleur vives de l’univers du Slava’s Snow Show.

Le décor est vivant. Quatre écrans, sous la forme de parallélépipèdes, font vivre les différents tableaux, en quinconce pour plus de profondeur. Le décor est projeté en «mapping» avec des dessins d’animation vivants et très contrastés tout au long du spectacle. Tout est pensé pour utiliser la vidéo comme un jeu d’illusion avec ce qui se passe sur scène : Des objets projetés deviennent des accessoires réels, les comédiens apparaissent et disparaissent à travers les tableaux. Elle permet donc des jeux d’ombre avec les comédiens et les accessoires. La projection se fait également sur d’autres supports : un écran de tulle permet de jouer sur la transparence pour intégrer le jeu d’acteur au décor, un livre géant et une carte de papier apparaissent dans des zones différentes pour que la projection surprenne le spectateur et les panneaux eux-mêmes sont pensés de manière à ce qu’ils puissent conserver leur mobilité. Enfin, des talus de coquelicots en papier de soie éparpillés sur la scène viennent relever l’aplat des panneaux de tulle.

De fait, notre désir s’est naturellement porté sur un spectacle visuellement percutant : un décor et des costumes colorés, des accessoires géants et des images projetées très contrastées, exacerbés par un jeu d’acteur proche du « clown ». Le clown pour l’humour bien sûr mais aussi et surtout comme forme poétique théâtrale forte où les émotions brutes réveillent le spectateur et touchent son âme d’enfant. Ainsi ce spectacle très contemporain prend la forme d’un conte sensible, déroutant et fantastique satisfaisant le regard de tout le public : adultes et enfants.

Pour finir, l’ambiance sonore tient également une place importante : une création sonore actuelle, très électro a été créée pour accompagner Alice dans son voyage. Les musiques, créations originales, sont inspirées des sons des grands DJ actuels, français britanniques et américains et donnent un vrai « coup de jeune » à cette Alice moderne. Viennent s’ajouter les bruitages et une atmosphère sonore riche pour immerger le spectateur tout au long du spectacle.

 

photo Alice 3

 

L’ Équipe

 

Avec : Julien Asselin, Cécilia Cauvin, Christine Gaya, Gilles Guérin.

Mise en scène : Dominique Sicilia.

Chorégraphie : Belkacem Tir.

Textes, adaptation et traduction : Cécilia Cauvin et Dominique Sicilia, d’après l’œuvre de Lewis Carroll.

Musiques : Pierre Lévêque.

Vidéo, montage et réalisation : Cédric Cartaut.

Lumières : Jean-Claude Delacour.

Costumes et accessoires : Sylvie Criqui.

 

 

Julien Asselin : formé au sein de l’association artistique Une Ville se raconte, du Théâtre du Campagnol et de la troupe de Jean-Claude Penchenat, il fonde la Cie Trente Six de Mois et s’initie à la commedia avec Carlo Boso. Il travaille notamment avec la Cie Carboni e Spirituosi, la Cie Clandestine et la Cie des Trois Hangars.

Cécilia Cauvin : formée par la compagnie Jubilo Label Bleu dès 2003, elle travaille ensuite dans plusieurs compagnies de la région marseillaise : Quartiers Nords, Cocktail Théâtre, Ad Fontès… Elle co-dirige la Compagnie Abalone Théâtre depuis 2010, aux côtés d’André Lévêque et continue de jouer, de chanter et de mettre en scène différents types de spectacles, notamment musicaux.

Christine Gaya : formée à la commedia dell’arte par Carlo Boso, elle travaille plusieurs années sous sa direction puis devient co-fondatrice des Carbonioù elle travaillera pendant 10 ans. Dans les années 2000, elle travaille avec différentes compagnies comme la Ci Chatôt-Vouyoucas, Aurore de Nausicaa, Jubilo, Alain Bertrand et la Cie Après La Pluie avec des projets dans le service d’oncologie pédiatrique de la Timone. Enfin, elle co-fonde en 2008 le collectif Hangar Palace.

Gilles Guérin : Ayant achevé ses études à Paris en Arts Appliqués, il rejoint la Compagnie du Phénix. Une étape à Saint Brieuc chez D. Guyon lui permet une superbe tournée internationale avec Garçon un kir, spectacle burlesque. De retour à Marseille en 1996 ce sera: Macbeth, Les pieds dans le plat, Irma la douce. Le canapé. En 2012, il travaille avec E. Franchi, retrouve A. Lévêque qui fut son partenaire et metteur en scène avec la Compagnie Abalone Théâtre.

Dominique Sicilia : formée à l’école du Théâtre National de Marseille – La Criée par Jean-Pierre Raffaëlli, elle travaille avec Ariane et Pierre Ascaride, Dominiuqe Lardenois, Denis Guénoun, Jean-michel Bruyère… Depuis 1998, elle est membre de la Compagnie Cartoun Sardines Théâtre pour qui elle joue et met en scène. Elle travaille également avec les compagnies Aurore de Nausicaa, Il Est Une Fois et le Théâtre du Soleil. Passionnée d’image et de montage vidéo, elle fabrique plus d’une trentaine de films pour des élèves de classes primaires, des collèges, lycées et BTS où les élèves sont acteurs et scénaristes.

 

 

Coordonnées

 

Compagnie ABALONE THÉÂTRE 

Maison de la Vie Associative

Le Ligourès, Place Romée de Villeneuve,

13090 AIX-EN-PROVENCE.

 

 Contact 

Cécilia CAUVIN, directrice artistique – 06 07 52 29 64

Sébastien PECOT, administrateur – 06 60 06 72 37

François STALDER, régisseur technique – 06 13 15 38 26 

abalone.theatre@laposte.net

 

 

LA PREMIÈRE DE CE SPECTACLE, EN CO-PRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE ARMAND à Salon de Provence A EU LIEU :

  

LE 4 MAI 2016

 

 

 

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